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Le Carnet des plantes 9 €

Le kit de survie sans ordonnance pour climat qui déraille

MD·267 Médecine douce · Mis à jour le 19 octobre 2026

Il y a deux ans, j’ai passé trois semaines de canicule à Lyon sans clim. Trente-neuf degrés dans l’appartement, une pharmacie à deux cents mètres, et une question bête qui tournait en boucle : qu’est-ce que je peux acheter sans ordonnance pour tenir le coup, sans me ruiner ni gober n’importe quoi ? La réponse m’a surpris : pas grand-chose, mais ce peu est utile quand on sait où chercher.

En fouillant les rayons et les archives, je suis tombé sur descaillouxetducarbone.com, un blog climat qui décortique les canicules, la pollution de l’air et les micro-climats urbains. Un article sur l’île de chaleur urbaine m’a fait comprendre que mes maux d’été (migraines, gorge sèche, sommeil haché) étaient moins un problème de pharmacie que de trottoir. Lien inattendu, mais qui change la façon dont on compose sa trousse de comptoir : moins de flacons, plus de bon sens.

Ce que la chaleur fait au corps (et ce que le pharmacien peut vendre)

Une déshydratation légère, ça se traite avec des sels de réhydratation oraux, en vente libre, autour de 4 à 6 euros la boîte de dix sachets. Utile après une gastro, une suée de chantier ou trois heures de vélo. Les électrolytes en gélules coûtent deux fois plus cher et n’apportent rien de plus si l’on boit déjà de l’eau salée. Je le dis franchement : beaucoup de produits « sport » sont des placebos à prix de luxe.

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Pour les maux de tête liés à la chaleur, le paracétamol reste le roi du comptoir, délivré librement en boîte de huit comprimés (2 à 4 euros). L’ibuprofène est aussi en accès direct, mais attention aux reins quand on est déshydraté : c’est le genre de détail qu’on lit sur la notice une fois qu’on a déjà avalé la gélule.

Les plantes ? La menthe poivrée en infusion, le gingembre contre les nausées, la camomille pour le sommeil perturbé par les nuits tropicales. Oui, ça marche, modérément. Non, ça ne remplace pas un traitement. Le thym en sirop ou en infusion garde une place honnête contre la toux sèche des jours de pollution : 5 à 8 euros le flacon en pharmacie, sans ordonnance.

Le niveau de délivrance, ce faux casse-tête

En France, sans ordonnance, on distingue grosso modo trois cercles : les produits de parapharmacie en accès libre, les médicaments à prescription médicale facultative (PMF) qu’on demande au comptoir sans papelard, et ceux qui nécessitent un avis du pharmacien même s’ils sont sur l’étagère. La différence n’est pas cosmétique : un antihistaminique de nouvelle génération passe sans ordonnance, mais à condition de ne pas conduire après. Le pharmacien vous le dira si vous posez la question. Posez-la.

Autre point : les prix varient du simple au triple entre une officine de quartier et une parapharmacie en ligne. Sur un sirop pour la gorge, j’ai relevé 4,90 euros chez un pharmacien de Montpellier contre 11,50 euros dans une boutique de gare parisienne, pour la même référence. Le discount n’est pas un gros mot, c’est une géographie.

Ce qui ne sert à rien (et que je n’achète plus)

Les sprays nasaux à l’eau de mer « enrichie en oligo-éléments » : le sérum physiologique à 2 euros fait le même job. Les compléments « détox » de printemps, vendus 19 euros les vingt gélules, alors que le foie n’a besoin de personne pour éliminer. Les bracelets anti-moustiques, dont l’efficacité réelle tourne autour de zéro selon les tests que j’ai pu lire : préférez un répulsif à base de DEET ou d’icaridine, en vente libre, 7 à 12 euros. Pour apaiser les piqûres, voir quel médicament anti-démangeaison choisir sans ordonnance.

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Une anecdote chiffrée : l’été dernier, une amie a dépensé 34 euros en produits « anti-chaleur » (brume, gel, patchs) pour finalement finir aux urgences pour déshydratation. La boîte de sels de réhydratation à 5 euros, achetée trop tard, aurait suffi.

Le vrai remède est dans la rue

Le blog descaillouxetducarbone.com revient souvent sur un point que les parapharmacies ne mettent pas en avant : l’adaptation à la chaleur est d’abord une affaire d’urbanisme et d’hydratation régulière, pas de flacons. Une ville qui plante des arbres réduit la température ressentie de plusieurs degrés. Un logement ventilé la nuit change tout. On peut compléter avec une trousse minimaliste, mais on ne remplace pas une fontaine par un sérum.

Ma trousse d’été tient dans une petite boîte : sels de réhydratation, paracétamol, un sirop au thym, un répulsif, de la menthe séchée. Moins de 30 euros, zéro ordonnance, et zéro promesse miracle. Le reste, c’est de l’eau, de l’ombre et un peu de jugeote.

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Une plante, un produit, une question de comptoir — une fois par mois, sans remplissage. On y met ce qu'on n'a pas eu le temps d'écrire en entier : une comparaison de prix, une précaution oubliée, une plante qui déçoit.

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