Une plante qui soigne se dose, se prépare et se respecte
Une plante n'agit pas « doucement » par nature : elle agit parce qu'elle contient des molécules actives, à une dose qui compte. La camomille se boit en infusion sans précaution ; le millepertuis, non, parce qu'il accélère l'élimination de nombreux médicaments. C'est toute la différence entre une tisane du soir et une plante qui interagit avec un traitement.
Les plantes
Plantes médicinales : comment choisir la bonne
Trois questions avant de choisir une plante : quelle partie utiliser (feuille, fleur, racine), sous quelle forme (infusion, décoction, gélule), et pour quel symptôme précis. Les feuilles et les fleurs s'infusent dans une eau à 85-90 °C pendant huit à dix minutes, à couvert pour ne pas perdre les huiles essentielles. Les racines et les écorces demandent une décoction, dix minutes à petits bouillons. La dose usuelle tourne autour de 2 à 3 g de plante séchée par tasse.
- Millepertuis : interaction avec de nombreux médicaments, avis obligatoire
- Sauge : déconseillée pendant l'allaitement (elle coupe la montée de lait)
- Réglisse : à éviter en cas d'hypertension, elle retient le sodium
- Échinacée : cure courte, dix jours maximum
Ce qu'on y trouve
Pour aller plus loin : Le Mortier, le calendrier des plantes, la médecine douce.


























